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Octobre Rose - Le dépistage est primordial

Octobre Rose - Le dépistage est primordial

L’objectif de cette campagne est d’inciter les femmes à aller se faire dépister. Plus le cancer du sein est détecté tôt, mieux il peut être soigné. Un cancer, détecté à un stade précoce, peut être soigné dans 9 cas sur 10. Chaque année, 11.900 décès sont recensés. 


Docteur Constance Cavrot - Gynécologue/Sénologue à l’Hôpital Privé Cannes Oxford (06).

« Le dépistage systématique est un bon encouragement »

« Je retiens tout d’abord le côté positif de ce dépistage systématique. Prescrit à partir de 50 ans avec des mammographies tous les 2 ans, il permet aux femmes de prendre conscience du caractère obligatoire de cet examen, confirmant les conseils de leur médecin traitant. Ce double encouragement est une bonne chose.

Certes, la procédure peut être améliorée. Par exemple, je constate que, parmi mes patientes, certaines ont été « oubliées » et n’ont pas reçu le document pour l’appel à la mammographie. D’autres patientes redoutent la douleur, liée à la légère compression du sein, lors de cet examen. Mais globalement, je trouve que mes patientes sont bien informées et volontaires pour un suivi personnalisé. Je les interroge toujours sur leurs antécédents, je vérifie si leur contraception est adaptée à leur âge, je pratique une palpation mammaire annuelle et à partir de 40 ans, je peux envisager une mammographie annuelle, mais surtout pas systématique, sauf antécédents particuliers. A l’approche de la cinquantaine, elles peuvent alors envisager le dépistage systématique avec plus de sérénité ».


Docteur Khalfallah Haroun - Oncologue à la clinique Pasteur (91).

« Il faut savoir entourer nos patientes »

« Aujourd’hui, c’est une constatation, le cancer du sein est le premier cancer féminin avec près de 50 000 nouveaux cas par an. En revanche, la mortalité liée à cette pathologie semble être en diminution. Cela s’explique en partie par un dépistage organisé plus précoce mais aussi grâce à l’amélioration des traitements disponibles.

Je retiendrai surtout, dans cette phase de dépistage, l’importance du soutien psychologique que l’on doit à nos patientes. Il faut leur consacrer du temps pour bien expliquer la nature des examens pratiqués et les hypothèses thérapeutiques envisagées. Aujourd’hui, un cancer du sein peut se traiter rapidement et avec succès, mais encore faut-il que le message soit bien expliqué et bien compris. A la clinique Pasteur, en plus de ma consultation, deux psychologues sont également disponibles pour assurer ce soutien ».


Docteur Charlotte Vermersch - Gynécologue/Sénologue à la clinique du Palais (06).

« Je conseille l’auto-palpation »

« Je trouve que l’auto-palpation est l’aspect que l’on oublie d’évoquer dans le dépistage. J’en parle beaucoup dans mes consultations mais je m’aperçois que les femmes sont peu informées de l’intérêt de cette pratique. Il faut savoir qu’un cancer du sein peut évoluer entre deux mammographies ; l’auto-palpation et une visite régulière chez son médecin traitant représentent à mon sens une sécurité optimale.

Je trouve également que le dépistage, tel que nous le connaissons aujourd’hui, malgré ses imperfections, permet de convoquer des patientes qui, après la naissance de leurs enfants, auraient tendance à négliger un suivi chez leur gynécologue ou leur sénologue. Pour preuve de cette efficacité, nous rencontrons aujourd’hui beaucoup moins de tumeur de 5 à 6 cm qu’auparavant, c’est un signe ! ».


Docteur Sylviane Olschwang - Médecin généticien, spécialisé en cancérologie à la clinique de Marignane (13).

« La génétique pour support »

« La génétique a pour objet d’évaluer les risques que le cancer, survenu chez la patiente, ne soit pas le fait du hasard mais que la constitution génétique de la personne a contribué de manière plus ou moins importante à son développement. Si l’on dit du cancer qu’il est une maladie génétique, c’est avant tout parce qu’il résulte toujours d’une atteinte des gènes.

A ce jour, deux gènes principaux de prédisposition au cancer du sein ont été identifiés, nommés BRCA1 (pour BReast CAncer) et BRCA2, respectivement situés sur les chromosomes 17 et 13. On estime qu’une femme sur 1 000 serait porteuse de l’une de ces deux mutations génétiques.

Plusieurs critères peuvent conduire à prendre rendez-vous dans une consultation génétique. Tout d’abord, les caractéristiques du cancer lui-même, et c’est à l’oncologue ou au chirurgien de repérer ces informations sur les comptes rendus histologiques. Ensuite des critères démographiques : l’âge, le sexe de la personne atteinte, exceptionnellement l’origine ethnique et enfin l’histoire familiale autour du cancer.

Parmi l’ensemble des cancers du sein développés chez la femme, à peu près 10% vont se développer dans un contexte qui évoque une prédisposition héréditaire ».

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