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Semaine Sécurité des Patients

Semaine Sécurité des Patients

Docteurs François-Hubert Brunschwig et Carine Lamasse (médecins gériatres à la clinique Le Méridien et à la Polyclinique Oxford à Cannes)

« La sensibilisation du grand public à la sécurité du médicament nous concerne tout particulièrement en tant que médecins, cela fait en effet partie de notre quotidien. J’ajouterais, précise le Docteur Brunschwig, que ce thème me semble d’autant plus pertinent que j’en ai fait le sujet de ma thèse et de mon mémoire de qualification en gériatrie.

Nous disons régulièrement à nos patients que l’utilisation des médicaments aujourd’hui doit être considérée comme une chance, mais encore faut-il les utiliser correctement.

En effet, une hospitalisation sur cinq après 80 ans est directement ou indirectement liée à la iatrogénie médicamenteuse. Véritable enjeu de santé publique, les erreurs de prise, interactions ou effets secondaires représentent la troisième source d’évènements indésirables graves liés aux soins en établissement de santé et sont en grande partie évitables. »

La conciliation médicamenteuse pour prévenir les erreurs

« Pour limiter les risques, notre objectif au sein de nos établissements est de développer et de renforcer, entre autres, ce que l’on appelle la conciliation médicamenteuse. Pour reprendre les termes de la Haute Autorité de Santé (HAS), cette démarche repose sur la transmission et le partage d’informations complètes et exactes entre les membres de l’unité de soins et le patient tout au long de son séjour hospitalier, notamment à l’entrée et à sa sortie.

Il s’agit tout d’abord, en étroite collaboration avec le pharmacien de l’établissement, de recueillir des informations sur les médicaments pris ou à prendre par le patient, afin d’adapter notre première prescription.

A la sortie, l’objet de la conciliation médicamenteuse est de refaire le point sur les prescriptions et de transmettre les ordonnances à nos confrères qui vont prendre le relai.

Cette mise en œuvre nécessite de favoriser le lien ville-hôpital.

Les bénéfices de cette démarche nous assurent que les traitements ne seront pas interrompus ou modifiés de manière inappropriée au cours de la prise en charge du patient. La conciliation des traitements médicamenteux contribue par ailleurs à une meilleure information du patient et de son entourage, ainsi qu’au bon usage du médicament ».

Docteur Henri Weickmans (médecin-anesthésiste à la clinique Arago à Paris)

« Au quotidien, je constate que certains patients ont plus peur de prendre des médicaments que d’être malades. Le grand public souffre en effet de sur-information. Les émissions médicales ou les avis sur internet sont très influents et rendent notre pratique médicale parfois délicate. Alors, il est bon de rappeler que prescrit à bon escient, le médicament prend toute sa place dans le circuit du soin ».

Faire de la pédagogie pour convaincre

Prenons le cas des anti-douleurs. Dans cette catégorie, il faut savoir que la morphine est le médicament de dernier recours. En conséquence, notre approche est de prescrire un des médicaments adapté au profil particulier du patient (son âge, sa fonction rénale, ses maladies, ses traitements en cours), associé à une anesthésie locale. Quand ces médicaments de base, plus l’anesthésique local, n’ont pas agit correctement sur la douleur, le médicament de secours reste la morphine que l’on utilise selon la règle suivante : la bonne dose, au bon moment, à la bonne fréquence et avec la bonne surveillance).

L’autre sujet délicat concerne les anti-coagulants. Les patients savent que ces médicaments sont à risque et pourtant nous sommes obligés de les utiliser en orthopédie. Il faut savoir que la prescription est encadrée par des recommandations de bonne pratique : respect de la durée du traitement, éviction des patients à risque et choix très précis de la molécule. De plus, j’aime à rappeler que le soin au patient est un travail d’équipe entre chirurgien, anesthésiste et cardiologue, et lors du moindre saignement suspect, ce travail collectif prend tout son sens.

La dernière catégorie de médicament, source de scepticisme, concerne les maladies cardiaques, pour la tension notamment. Là encore, toute prescription à bon escient se réfère à un ensemble de recommandations très précises et appliquées de façon rigoureuse par l’équipe médicale ».

Pour en savoir plus : 

https://pasqual.sante-paca.fr/premier-rapport-has-sur-les-signalements-des-eigs-au-niveau-national/

http://blog.staraqs.com/focus-1er-rapport-de-la-has-sur-les-eigs-declares-sur-le-portail-national-en-2017 

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