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Portraits du mois

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Auriane Bessa (directrice des soins infirmiers à la clinique Arago, à Paris)

« Le médicament impose rigueur et exigence »

« Le circuit du médicament est un élément majeur dans le parcours de soins du patient. En conséquence, il représente l’une des priorités de mon activité. La semaine de sécurité patient (SSP) constitue une initiative très formatrice qui permet à toutes les équipes de se recentrer sur la thématique proposée et de faire naître de nouvelles idées, dont certaines parfois originales. Figure parmi ces initiatives, le « Café Arago » : tous les 15 jours, nous organisons dans le hall de l’établissement, en compagnie d’un praticien, une rencontre avec des patients ou de futurs patients pour évoquer les étapes de la prise en charge d’une prothèse (anesthésie, douleur, rééducation, etc…). Ces rencontres, toujours très suivies, peuvent aborder également la sécurisation de la sortie avec des conseils pratiques, ainsi que la gestion des médicaments, etc… Naturellement, ces actions renforcent la sécurité des soins.

En ce qui concerne le médicament, je suis susceptible d’intervenir auprès du patient pour compléter et renforcer son information. Plusieurs intervenants sont parfois nécessaires pour l’aider à comprendre que, dans le cadre de la sécurisation des soins, il est par exemple indispensable de suspendre certains traitements auxquels il est pourtant habitué. Il m’arrive d’être sollicitée également pour des problématiques de prescriptions, pour répondre à certaines interrogations ou résoudre d'autres incohérences, et ainsi appuyer le travail de conciliation médicamenteuse coordonné par le pharmacien de la clinique.

Nous sommes conscients que toute prise de médicaments peut entrainer des effets secondaires parfois importants, nous nous imposons donc rigueur et exigence.

Tout au long de l’année, nous nous engageons dans des évaluations de pratiques professionnelles sur le circuit du médicament, à travers des audits de prescription, des audits de bonnes pratiques, des formations, de nouveau protocole, etc… Un livret sur les risques d’incidents associés aux soins est désormais remis aux patients dont une partie est consacrée aux médicaments. Le patient demeure ainsi « un acteur éclairé » de son séjour, un partenaire privilégié et actif dans l’amélioration et la sécurisation des soins. Il comprend la nature de son traitement et participe à l’identification d’éventuels effets indésirables, en complément de la surveillance continue qu’assurent les professionnels de santé ».

Clémence Moiron (pharmacien gérant à la clinique Sainte-Thérèse, à Paris)

« Il faut bien se connaître pour s’améliorer »

« Mon rôle est de gérer la pharmacie interne de l’établissement, mais également d’assurer la fonction de responsable du management de la qualité de la prise en charge médicamenteuse. Une fonction obligatoire depuis 2011 au sein d’un établissement de santé.

Ce rôle transversal me permet de soumettre à la Commission du Médicament et des Dispositifs Médicaux Stériles (COMEDIMS) chaque année, un programme d’actions avec des audits prévisionnels et une évaluation des pratiques professionnelles. Par exemple, je repense à l’un des travaux que nous avons entrepris depuis 4 ans  : une évaluation de la préparation et de l’administration des médicaments dans les services de soins. Nous auditons les pratiques infirmières à la fois en terme de préparation mais également celles liées à la gestion du plan de soins et des prescriptions médicales informatiques.

Une deuxième action, commencée cette année, concerne une sensibilisation pluridisciplinaire à la gestion de l’interruption de tâche. Notamment, comment prévenir les erreurs lorsqu’une infirmière est interrompue par une urgence ou par un appel de service au cours de la préparation d’un médicament ? Cette double fonction de pharmacien et de responsable du management me permet d’être dans les services, d’animer et d’accompagner les équipes dans leurs réflexion sur leurs pratiques.

Quant aux évènements indésirables graves (EIG) médicamenteux, il faut savoir que c’est une réalité de terrain. Le risque zéro n’existant pas, nous nous devons de travailler sur nos faiblesses, de déclarer nos évènements indésirables en interne et de faire nos analyses des risques afin de mieux connaître notre fonctionnement. A partir de là, nous devons mettre en place un plan d’action de manière pluridisciplinaire. Pour bien affronter ce type d’évènements indésirables, je retiendrai deux citations : La première disposition à la sagesse est de bien se connaître et Les erreurs sont la porte de la découverte.

In fine, je pense que si l’on ferme la porte à toutes les erreurs, la vérité reste au dehors et l’on oublie de s’améliorer. D’ailleurs, c’est par ces mots que je conclue mes sensibilisations à l’erreur médicamenteuse ».

 

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